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« C’EST IMMORAL ET INJUSTE ! » s’écria Bernard Montiel, s’en prenant directement à Laeticia lorsque David et Laura furent déshérités de Johnny Hallyday

68 ans, Bernard Montiel, figure emblématique du paysage audiovisuel français, a choisi de ne plus se taire. Fort de 30 années d’une amitié indéfectible avec Johnny Hallyday, celui qui fut le confident intime du Taulier s’est imposé comme le critique le plus virulent de Laeticia Hallyday. Loin des débats de salon, c’est en direct et sans filtre que l’ancien animateur de Video Gag dénonce ce qu’il qualifie de mise en scène orchestrée.

La source de cette colère est profonde : pour Bernard Montiel, le testament qui a totalement exclu David et Laura de l’héritage est une faute morale impardonnable. Témoin direct du lien filial qui unissait Johnny à ses premiers enfants, Montiel a pris fait et cause pour la fratrie, se sentant investi d’une mission de vérité. Il accuse la veuve de Johnny d’utiliser une “petite voix” feinte et de manipuler l’image publique, notamment celle de ses filles Jade et Joy, à des fins stratégiques.

Au-delà des plateaux télévisés, Montiel a multiplié les attaques cinglantes. Il a notamment révélé une affaire qualifiée de “monstrueuse” concernant Luana Belmondo, ancienne marraine de Jade, qui aurait été évincée du cercle intime pour avoir osé suggérer une réconciliation familiale. Pour le chroniqueur, il s’agit d’un isolement systématique des proches qui ne rentrent pas dans le rang.

Aujourd’hui, alors que les projets de biopics s’accumulent et que le souvenir de Johnny devient un enjeu commercial colossal, Bernard Montiel reste une sentinelle. Refusant de voir la mémoire du rockeur réduite à des stratégies marketing, il continue de porter la voix de ceux qui ont connu “le vrai Johnny”. À 68 ans, après avoir quitté le tumulte de TPMP pour se recentrer sur des passions plus personnelles, il reste néanmoins aux aguets. Pour lui, ce combat n’est pas une simple affaire médiatique, mais une question de loyauté envers un ami parti trop tôt. La saga Hallyday, loin d’être close, trouve en Montiel un témoin gênant mais résolu, prêt à déranger pour que la vérité, selon lui, soit respectée.

Ce combat, loin d’être un simple règlement de comptes médiatique, s’inscrit dans une quête de mémoire. Bernard Montiel, fort de sa position de témoin privilégié, refuse de laisser le temps effacer les aspérités de l’homme qu’il aimait comme un frère. Chaque coffret posthume, chaque documentaire, chaque apparition télévisée de la veuve est passée au crible par celui qui estime être le garant d’une authenticité bafouée. La “machine à cash”, comme il l’appelle, tourne à plein régime, mais à quel prix pour la dignité du rockeur ?

Le pivot de cette discorde réside dans une opposition frontale de visions. D’un côté, une gestion patrimoniale et médiatique rigoureuse, protectrice des intérêts des héritiers légaux selon le testament contesté. De l’autre, des proches historiques qui estiment que l’esprit de Johnny, sa générosité et ses liens du sang ont été sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. Montiel, en choisissant son camp, a fait le choix de la loyauté aux enfants, David et Laura, qu’il a vus grandir dans l’ombre du géant.

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Alors que les futures productions cinématographiques sur la vie de l’idole se préparent, Bernard Montiel se tient prêt à intervenir. Il ne s’agit pas de censurer, mais de veiller. Pour lui, le biopic ne doit pas être une hagiographie lisse, mais le reflet d’une vie intense, chaotique et passionnée. Sa voix, parfois isolée, parfois portée par une partie du public, demeure un rappel constant que, derrière le mythe, il y avait un homme, des enfants et une histoire qui ne peut se résumer à des chiffres ou des stratégies de communication.

À 68 ans, l’homme de télévision a trouvé un nouvel équilibre. Loin de l’agitation des plateaux polémiques, il continue de cultiver le souvenir, de nourrir son émission sur les animaux ou ses entretiens radio avec une sensibilité qu’il n’a jamais perdue. Mais que personne ne s’y trompe : sa vigilance reste intacte. Le combat pour la vérité, tel qu’il le conçoit, est loin d’être terminé. Pour Bernard Montiel, c’est une affaire de cœur, une promesse faite à l’ami disparu, celle de ne jamais laisser le silence étouffer la complexité de sa vie.

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Le poids du passé est un fardeau que Montiel porte avec une opiniâtreté déconcertante. Pour comprendre son animosité, il faut remonter aux décennies de complicité qui l’unissaient à Johnny, bien avant que Laeticia ne devienne le pilier central de sa vie. Ces années passées à Saint-Tropez, ces dîners confidentiels et ces moments de vulnérabilité que le public n’a jamais soupçonnés, sont le socle de son indignation. Chaque fois qu’il pointe du doigt une “mise en scène”, c’est parce qu’il compare ce qu’il voit aujourd’hui avec l’authenticité brute d’un homme qui, malgré ses excès et ses zones d’ombre, n’aimait rien tant que la vérité de ses émotions.

Il est fascinant d’observer comment, au fil du temps, cette guerre de tranchées est devenue une affaire d’État médiatique. La mort de Johnny n’a pas mis fin à son existence, elle l’a transformé en un produit. Pour Montiel, c’est ici que se joue la véritable trahison. La gestion des droits d’auteur, la sortie programmée des albums, tout semble, à ses yeux, dépourvu de cette âme qui caractérisait l’artiste. Lorsqu’il parle de “machine à cash”, il vise autant la veuve que l’industrie entière qui s’est greffée autour de cet héritage.

Au-delà des plateaux, Montiel a su cultiver une parole qui résonne, non pas parce qu’elle est toujours objective, mais parce qu’elle est indéniablement viscérale. Il parle pour les fans qui se sentent floués, pour les enfants qui ont été écartés et pour tous ceux qui refusent que le souvenir de Johnny Hallyday ne soit qu’un habile mélange de communication marketing. Sa position, bien que décriée par certains comme une immixtion déplacée dans la sphère privée, est assumée. À 68 ans, il n’a plus rien à perdre, sinon son honneur et la mémoire d’un ami.

Le futur proche, marqué par l’arrivée imminente de projets cinématographiques, promet de nouveaux épisodes à cette saga. Bernard Montiel sera, sans nul doute, aux premières loges pour critiquer, analyser et, le cas échéant, dénoncer ce qu’il jugera être une nouvelle offense faite à la mémoire de Johnny. Sa “sentinelle” ne semble pas près de quitter son poste. Il est le témoin d’une époque qui s’éteint, un gardien d’archives vivantes qui refuse que l’on manipule la réalité.

En conclusion, la démarche de Bernard Montiel est une plongée dans une loyauté qui transcende la mort. C’est le témoignage d’une amitié si forte qu’elle a fini par dicter, en partie, sa propre trajectoire publique. Alors que la France s’apprête à redécouvrir son idole sur grand écran, Montiel nous rappelle, à sa manière parfois abrasive, que la lumière d’une star n’éclaire pas seulement, elle projette aussi des ombres que certains auraient préféré laisser dans l’oubli. Le débat restera ouvert, passionné, parfois violent, mais c’est sans doute là le destin final de celui qui fut, pendant plus de cinquante ans, l’incarnation de la passion française. Bernard Montiel n’est qu’un maillon de cette chaîne, mais un maillon qui, à force de ténacité, est devenu indispensable pour quiconque veut comprendre les coulisses de la vie du plus grand rockeur de France.