Mort de Léa, 9 ans : fouettée, étranglée et forcée à manger les “crottes du chat”… Six ans après le décès de la fillette, la famille reste dans l’attente du procès contre la mère

La fin du mois de juin est toujours une période compliquée pour les proches de la petite Léa. Le 30 juin 2026, cela fera six ans que la fillette – âgée de 9 ans au moment des faits – a été déclarée morte dans la commune de Rive-de-Gier (Loire).

Six ans, et toujours pas de procès à l’encontre de la mère de la jeune victime, accusée d’actes d’humiliation et de violence physique “d’une particulière gravité”. Auprès de nos confrères du Progrès, la famille paternelle de Léa déplore une forme “d’inertie des institutions” : d’autant plus retentissante dans le contexte récent de l’affaire Lyhanna.

À l’époque, l’autopsie qui avait été réalisée sur le corps de la fillette avait permis de montrer qu’elle était morte à la suite d’une “péritonite causée par une déchirure de l’intestin à la suite d’un coup violent porté au ventre”. “Deux fractures récentes du crâne et du nez ainsi que des traces plus anciennes visibles au niveau des côtes et du sternum” avaient par ailleurs été décelées.

Loire. Léa, 9 ans, battue à mort à Rive-de-Gier: la famille paternelle veut  un procès rapide

Très rapidement, les enquêteurs ont privilégié la piste de la maltraitance. Le travail d’enquête a notamment montré que la petite fille avait subi des actes de violence physique : pince plate sur les tétons, coups de pied et de poing, étranglements, cheveux tirés… La fillette aurait également fait l’objet d’actes humiliants comme “le fait de lui faire manger les croquettes et les excréments du chat”.

L’espoir d’un procès en 2027

Trois jours après la mort de l’enfant, la mère de Léa – une aide-soignante de 29 ans au moment des faits – a été mise en examen pour “meurtre” et “violences volontaires habituelles sur mineur de moins de 15 ans”, puis placée en détention provisoire… jusqu’en 2022.

La procédure étant arrivée à son terme légal, la mère de Léa a été remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire. “La mère est dehors, nous avons vu sur les réseaux qu’elle refaisait sa vie. Nous savons seulement qu’elle est interdite de séjour dans la Loire”, déplore la famille paternelle de Léa auprès de nos confrères. Le beau-père de la victime, lui, suspecté de complicité, avait été mis en examen et incarcéré à l’époque. Il est décédé depuis.

 

Reste aujourd’hui l’attente et l’exaspération de la famille de la petite Léa. En février 2026, un juge d’instruction de Saint-Étienne a prononcé la fin des investigations. L’instruction est désormais close : le parquet a rendu son réquisitoire définitif le 3 juin, réclamant le renvoi de la mère de la petite Léa devant la cour d’assises de la Loire.

Alors que le juge d’instruction s’en tenait à la qualification de “coups mortels”, le procureur va plus loin en retenant le “meurtre”. Combinée aux accusations d’actes de torture et de barbarie, cette qualification fait encourir à l’accusée la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès pourrait se tenir dans le courant de l’année 2027, soit sept ans après le drame.