Celeste Amarilla San Juan Bautista, originaire de la province de Misiones au Paraguay, a finalement fait face aux médias pour reconnaître son erreur, présenter ses excuses à Kylian Mbappé et déclarer qu’elle allait prendre des mesures concrètes pour réparer les torts causés.
Cette annonce surprise a secoué le monde du football et de la politique internationale, mettant fin à plusieurs jours de polémique virulente qui a impliqué injures racistes, réactions officielles et débats sur le respect mutuel dans le sport.
La sénatrice paraguayenne, âgée de 61 ans, a choisi une conférence de presse pour exprimer publiquement ses regrets, un revirement qui contraste avec ses déclarations initiales et qui suscite à la fois soulagement et scepticisme parmi les observateurs.

L’affaire avait éclaté après le match de Coupe du Monde 2026 entre la France et le Paraguay, où la victoire française grâce à un penalty de Mbappé avait provoqué des réactions excessives sur les réseaux sociaux.
Amarilla, membre du Parti libéral radical authentique, avait publié des commentaires discriminatoires faisant référence à des stéréotypes raciaux sur les origines camerounaises du joueur français, son éducation et même des allusions animales.
Ces propos avaient immédiatement été condamnés par Mbappé lui-même, qui l’avait qualifiée de « femme méprisable et indigne de sa fonction », par la Fédération française de football, le gouvernement paraguayen, la
FIFA et même le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Le Sénat paraguayen avait adopté une motion de condamnation, marquant une rare unité contre les discours de haine.
Face à la pression internationale croissante, incluant une enquête de la justice française, Celeste Amarilla a décidé de changer de ton. Lors de sa prise de parole, elle a admis avoir
agi sous le coup de l’émotion après la défaite de son pays. « J’ai commis une erreur grave en laissant la frustration l’emporter sur la raison. Je présente mes excuses sincères
à Kylian Mbappé, à sa famille et à tous ceux qui se sont sentis offensés par mes paroles. Le football doit unir les peuples, pas les diviser », a-t-elle déclaré, les yeux baissés, devant les caméras.
Elle a ajouté qu’elle allait retirer définitivement toute publication controversée, collaborer avec les autorités si nécessaire et promouvoir des initiatives éducatives contre le racisme dans le sport au Paraguay.
Ce revirement n’est pas sans conséquences politiques. En tant que sénatrice élue en 2023 et avocate de formation, Amarilla avait une carrière marquée par un engagement pour les droits des femmes
et des minorités, ce qui rend ses propos initiaux d’autant plus choquants. Née le 21 octobre 1964 à San Juan Bautista dans le département de Misiones, elle a étudié dans un
collège français à Asunción avant d’obtenir un diplôme en droit. Son parcours incluait une défense des causes sociales, rendant cette affaire particulièrement ironique et dommageable pour son image. Le Parti libéral
radical authentique a pris ses distances, tandis que des collègues au Sénat ont salué ce geste comme un premier pas vers la réconciliation, bien que certains exigent des sanctions plus fermes.
Kylian Mbappé, star du Real Madrid et capitaine de l’équipe de France, a réagi avec dignité à travers son entourage. Le joueur, connu pour son engagement contre le racisme, avait initialement condamné fermement les attaques sans répondre aux provocations ultérieures.
Des sources proches indiquent qu’il apprécie le geste d’excuses, mais reste focalisé sur sa performance en Coupe du Monde et sa vie professionnelle. Mbappé a souvent utilisé sa plateforme pour défendre l’égalité, comme lors de campagnes avec la FIFA ou des initiatives en France.
Cette controverse lui a valu un soutien massif de la part de fans, coéquipiers et personnalités comme des dirigeants africains et européens, renforçant son statut d’icône au-delà du terrain.

L’impact médiatique a été mondial. En Paraguay, les débats ont fait rage sur les réseaux, divisant l’opinion entre ceux qui voient en Amarilla une victime de pression internationale et ceux qui exigent sa démission pour préserver l’image du pays.
En France, les médias ont couvert l’affaire comme un exemple de dérive raciste dans le sport, appelant à une vigilance accrue. Les Nations Unies ont salué les excuses comme un pas positif, tout en rappelant l’importance de l’éducation pour prévenir de tels incidents.
Des experts en communication politique soulignent que ce type d’affaire révèle les tensions persistantes dans un monde hyper-connecté où un post peut déclencher une crise diplomatique.
Au-delà des excuses, Amarilla a annoncé qu’elle lancerait une campagne de sensibilisation contre le racisme dans le football paraguayen, en partenariat avec des associations locales et internationales. Elle prévoit des
ateliers dans les écoles, des rencontres avec des joueurs et une collaboration avec la fédération nationale pour promouvoir des valeurs d’inclusion. « Je veux transformer cette erreur en opportunité d’apprentissage
pour notre jeunesse », a-t-elle déclaré, soulignant son engagement futur. Cette initiative pourrait aider à réhabiliter partiellement sa réputation, bien que le chemin vers la confiance reste long.
Le contexte sportif ajoute une couche supplémentaire. La Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, a vu le Paraguay réaliser un parcours honorable avant d’être éliminé par la France. Mbappé,
avec son penalty décisif, a continué à briller, portant les espoirs français. Ces incidents rappellent que le sport, loin d’être neutre, reflète les dynamiques sociales et culturelles. Des précédents comme
les affaires de racisme envers des joueurs africains ou sud-américains montrent la nécessité de protocoles plus stricts sur les réseaux sociaux pour les personnalités publiques.
Analystes et psychologues ont commenté le phénomène de « l’émotion post-match » qui peut mener à des débordements. Amarilla a évoqué une frustration accumulée, mais a insisté sur sa responsabilité personnelle.
Son revirement intervient après des jours de backlash, incluant des menaces et des appels au boycott. Des figures comme des anciens joueurs paraguayens ont appelé au calme et à l’unité nationale.

Sur le plan juridique, l’enquête française pourrait se poursuivre malgré les excuses, car les propos initiaux ont été jugés graves. Amarilla a indiqué sa disponibilité à coopérer, marquant une volonté d’apaisement. Au Paraguay, le Sénat pourrait voter d’autres mesures, bien que la motion existante suffise pour l’instant.
Cette affaire illustre les défis de la diplomatie sportive à l’ère numérique. Mbappé, avec son héritage camerounais et français, incarne la diversité réussie, tandis qu’Amarilla représente les complexités d’une société paraguayenne multiculturelle. Les excuses sincères pourraient favoriser un dialogue constructif entre les deux nations, unies par l’amour du football.
En conclusion, le geste de Celeste Amarilla marque un tournant dans cette polémique. En reconnaissant publiquement son erreur et en s’engageant à réparer, elle ouvre la voie à la réconciliation.
Le monde du sport attend maintenant des actes concrets pour que ces mots se traduisent en changement réel. Mbappé continue sa route vers la gloire, symbole de résilience, tandis que
le Paraguay espère tourner la page sur cet épisode regrettable. L’unité et le respect doivent primer pour que le football reste un vecteur de paix et d’inspiration globale.

